Chaque année, des centaines d’entreprises se créent à Nouméa et dans le Grand Nouméa. La plupart des créateurs se posent les mêmes questions : quel statut, quelles formalités, dans quel ordre ? Voici le parcours type.
1. Valider le projet et le chiffrer
Avant toute formalité, posez votre modèle sur le papier : à qui vendez-vous, à quel prix, avec quels coûts ? Un prévisionnel sur trois ans (compte de résultat et plan de trésorerie) permet de vérifier que le projet tient et de parler aux banques avec des chiffres.
2. Choisir le statut
Les options les plus courantes en Nouvelle-Calédonie :
- Entreprise individuelle (patente) : simple et rapide, adaptée aux petites activités ; votre patrimoine personnel est engagé.
- EURL / SARL : la forme la plus répandue pour les TPE ; responsabilité limitée aux apports, gérant affilié au régime des travailleurs indépendants s’il est majoritaire.
- SASU / SAS : souplesse des statuts, président assimilé salarié ; adaptée aux projets avec associés ou levée de fonds.
- SCI : pour détenir un bien immobilier, pas pour une activité commerciale.
Le choix dépend de votre chiffre d’affaires attendu, de votre situation familiale, de la protection sociale souhaitée et de vos projets à cinq ans. C’est le cœur de notre accompagnement à la création.
3. Rédiger les statuts et déposer le capital
Pour une société : rédaction des statuts, dépôt du capital sur un compte bloqué à la banque, attestation de dépôt. Le capital minimum est libre, mais un capital trop faible fragilise les premières négociations avec les fournisseurs et les banques.
4. S’immatriculer
- RIDET : le répertoire d’identification des entreprises et des établissements, tenu par l’ISEE. Toute entreprise reçoit un numéro RIDET.
- RCS : pour les sociétés et les commerçants, immatriculation au registre du commerce et des sociétés auprès du greffe du tribunal mixte de commerce de Nouméa, après publication d’une annonce légale.
- DSF : déclaration d’existence, option pour le régime de TGC, contribution des patentes.
- CAFAT : affiliation de l’employeur et du travailleur indépendant.
5. Ouvrir le compte bancaire et choisir ses outils
Compte professionnel, terminal de paiement si nécessaire, logiciel de facturation. Nous conseillons de démarrer immédiatement avec une collecte dématérialisée des pièces (Dext) : la comptabilité se construit au fil de l’eau au lieu d’être reconstituée en fin d’année.
6. Comprendre la TGC
La taxe générale sur la consommation s’applique à la plupart des ventes de biens et de services, à plusieurs taux. Selon votre chiffre d’affaires, vous pouvez relever d’une franchise, d’un régime simplifié ou du régime réel. Le choix initial a des conséquences sur vos prix et sur votre trésorerie.
7. Recruter, si besoin
Déclaration d’embauche à la CAFAT, contrat de travail, affiliation aux caisses de retraite. La paie en Nouvelle-Calédonie a ses propres règles ; mieux vaut la confier dès le premier salarié.
Combien de temps, combien ça coûte ?
Comptez quelques jours entre la décision et le Kbis pour une société ou une patente. Les frais de formalités (greffe, annonce légale) s’ajoutent aux honoraires de rédaction et de conseil.
Le premier rendez-vous est offert : prenez rendez-vous pour en parler.
